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Objectif de la formation

A l'heure où les contraintes de l'environnement se multiplient (pression des marchés, mondialisation de la concurrence, rôle des consommateurs et des « parties prenantes », conditions mises au développement durable, IFRS, exigences nouvelles à l'égard du contrôle interne…), les dirigeants doivent détecter les opportunités, élaborer une stratégie, mesurer et piloter les risques, s'assurer de la mise en œuvre des choix stratégiques, corriger les dérives de la réalité par rapport aux anticipations. Pour les aider, ils disposent d'un analyste de référence et d'un organisateur du management : le contrôleur de gestion.

La fonction de contrôleur de gestion n'a plus vocation à être cantonnée au suivi budgétaire et au reporting qui faisaient d'elle un prolongement de la comptabilité. Le contrôle de gestion est aujourd'hui une fonction du management, une composante majeure du contrôle interne pour le gouvernement de l'entreprise. Le contrôleur de gestion, souvent rattaché à la Direction Générale, est aujourd'hui associé à la démarche stratégique par les données qu'il fournit et les inflexions qu'il constate. Il intervient dans le cycle du management, pour articuler le modèle économique de l'entreprise, sa stratégie et l'action quotidienne de chacun.

Et les évolutions sont loin d'être terminées. La communication financière découvre l'intérêt des données non financières (dont se sert le contrôle de gestion), mais elle exige aussi des informations qui ne correspondent pas toujours à des processus mis en interne sous contrôle (développement durable, valorisation des actifs incorporels et immatériels). Les liens entre IFRS et contrôle de gestion sont multiples. La notion de risque est plus que jamais à l'ordre du jour, et l'on voit bien que le risk management et le contrôle de gestion partagent des approches similaires par bien des points. Le vrai contrôle interne dont on a besoin désormais, loin de rester focalisé sur la prévention de la destruction de valeur, doit intégrer les facettes multiples de la création de valeur. Le contrôle interne comprend le contrôle de gestion. A quand l'émergence d'une grande fonction d'organisation du management, à laquelle les meilleurs contrôleurs de gestion pourraient prétendre ?

C'est à cette formation hautement spécialisée qu'est consacré le Master « CONTROLE DE GESTION ». Capable de collecter les informations, définir les procédures, bâtir les systèmes d'information, inciter au progrès, apprécier les performances, le contrôleur de gestion est beaucoup plus qu'un simple utilisateur des données comptables. Co-pilote participant à l'élaboration des objectifs, il présente les choix possibles, teste les cohérences, cherche à connaître les causes des dysfonctionnements ; pédagogue, il communique et accompagne par ses conseils les redressements à opérer. Communicateur, il est l'agent de l'apprentissage collectif de l'économie d'entreprise.

Ce Master s'adresse à des étudiants motivés, au cursus préalable solide, ayant le sens du contact humain, susceptibles de s'adapter rapidement et prêts à s'investir dans un programme dense. Il leur offre des débouchés proches des centres de décision et des possibilités de promotion rapide vers des postes à hautes responsabilités.

La place attribuée à la vie des entreprises dans la formation est soulignée par l'intervention de nombreux professionnels du contrôle de gestion, l'organisation de conférences de personnalités membres de l'Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG), par la réalisation de stages organisés sous forme de missions techniques sur des projets précis et par la rédaction d'un mémoire de fin d'études à vocation pratique auquel est attribué un important coefficient. La dimension internationale est marquée par le fait que des enseignements sont dispensés en anglais par des universitaires venant d'Amérique du Nord et par les contacts noués avec les membres du Chartered Institute of Management Accountants (CIMA).

Henri BOUQUIN